Égypte

ciel d’Assouan
matinée récréative au Fayoum
sel dans l’oasis de Siwa

 

Octobre 2006…
Le premier accroc au clinquant pharaonique cultivé par la communication officielle à destination des béotiens est l’omniprésence de la police touristique : à l’entrée des bateaux, des hôtels, des sites. Les fameux convois – souvent au petit matin – pour accéder aux monuments les plus éloignés les familiariseront aussi avec les nombreux check points.
Un peu partout, sous les proliférant panneaux publicitaires vantant presque exclusivement Coca ou Pepsi, vaquent des femmes gantées et couvertes du niqab noir (équivalent arabe de la burqa), comme si ces deux entités, le marché et l’islam, se partageaient le pays. De fait, ils tissent une alliance objective où le premier s’arroge le matériel en débusquant les rares espèces sonnantes et trébuchantes dans les poches des Égyptiens et l’autre l’idéologique en veillant au strict respect des pratiques rituelles dont le port du voile est le plus visible. Le peuple cumule les inconvénients des deux : pollution et archaïsme. En sillonnant cette Égypte essentiellement rurale, le voyageur ne mesure pas la différence entre la richesse et la pauvreté, mais celle entre la pauvreté et la misère.
Presque dix années et un printemps arabe sont passés depuis…


#envie d’en parler, d’écrire…