esprit

#épigraphe de la semaine/
la guerre ne connaît qu’un Dieu : les armes ; qu’une religion : le génocide.
Chris Abani (Graceland, 2004)

& le dernier texte ici !

Toujours d’actualité :
_LES EXPOS…
#170 ans – Ça se fête avec vous ! au Musée Unterlinden (Colmar) jusqu’au 4.03.2024
#Vera Molnár Solo Show à la Galerie La Ligne (Zürich) jusqu’au 28.03.2024
#Carrie Mae Weems The Evidence of Things Not Seen au Kunstmuseum Basel | Gegenwart jusqu’au 7.04.2024
#Anna Haifisch Souris au bec au Musée Tomi Ungerer (Strasbourg) jusqu’au 7.04.2024
#Jeff Wall à la Fondation Beyeler (Riehen) jusqu’au 21.04.2024
#Strasbourg 1560-1600. Le renouveau des arts au Musée de l’Œuvre Notre-Dame (Strasbourg) jusqu’au 19.05.2024
#Femmes de génie au Kunstmuseum Basel | Hauptbau jusqu’au 30.06.2024
#Dan Flavin Dédicaces en lumière au Kunstmuseum Basel | Neubau jusqu’au 18.08.2024
#Frisbee ! au Musée Würth Erstein jusqu’au 15.09.2024 gratuit
_LES SPECTACLES…
#Polifemo à l’Opéra national du Rhin le 10.03 (Colmar)
#Quinzaine de la Danse à l’Espace 110 (Illzach), La Filature (Mulhouse) et autres lieux du 7 au 26.03.2024
#Phèdre (Racine/M. Cruciani) en tournée jusqu’au 17.03 2024
#Après la répétition+Persona : 3e volet du portrait d’Ivo van Hove à La Filature (Mulhouse) les 22 & 23.03.2024
#Des femmes qui nagent (Peyrade/É. Capliez) à La Filature (Mulhouse) les 18 & 19.04.2024
#L’araignée (C. Lagrange) : six dates jusqu’au 7.06.2024
#les saisons 2023-24 : La Filature (Mulhouse), Opéra national du Rhin, Comédie de Colmar, Espace 110 (Illzach)
_DES LIVRES…
#La guerre des mots (S. Derkaoui & N. Framont), réédition en poche

Et regroupées sur une page dédiée mes pastilles vidéos (4 à 9′)
=> en immersion dans le travail de quelques artistes (la dernière : sensations figuratives avec le sculpteur Robert Schad, avril 2023).


Auschwitz n’est pas tombé du ciel soudainement,
Auschwitz trottinait, marchait à petits pas, se rapprochait,
jusqu’à ce qu’il arrivât ce qui est arrivé ici.
Marian Turski, survivant d’Auschwitz

Un site… parmi tant d’autres.

Internet fonctionne ainsi. Par sédimentation.

Une page recouvre la précédente. Celle du jour fait oublier celle de la veille condamnée à l’oubli, car elle a le malheur d’être ancienne. Terriblement ancienne.
Chaque minute, des milliers de pages, des milliers d’occurrences nouvelles sont référencées par les moteurs de recherche. Un raz de marée qui ne reflue jamais. Absolument jamais.
Le vrai métier du net n’est pas la publication, mais le référencement. Vous créez, vous êtes archivé. Une frénétique gestion du quantitatif.
Nombre de photos, de like, de vues, de commentaires, de jours, etc.

Cette quantité condamne à l’insignifiance.

Référencement donc. Pas simple compilation, car il s’agit d’accrocher des bouées pour que le site se maintienne à la surface de cet océan et espère éclabousser quelques surfeurs.

Le net n’aime pas la profondeur.

Le virtuel est comme la lumière : rapide, éblouissant, fugace surtout.

Espace mouvant et pourtant tangible, ancré.
Nos sites, nos pages nous suivent d’une ville à l’autre, d’une femme (ou d’un homme) à l’autre, d’une activité à l’autre, d’une vie à l’autre. Elles remplacent la mémoire moribonde des monômes que nous sommes devenus et qui n’ont plus que les photons pour se socialiser.
Souvenirs lacunaires, traces digérées par le langage binaire qui condamne l’humain à n’être plus qu’une suite sérielle de 1 et de 0 enregistrée dans les fermes de données.

Un destin tristement arithmétique que ces pages tentent de conjurer par un peu de sens.

Un espace de fugacité durable ?

Luc Maechel


L’esprit se décline au pluriel. Dans cet espace, vous trouverez
des images… transcrites par les mots ou préméditées par le hasard,
des regards… sur d’autres images ou
des miroirs… de cinéma,
les εphεmεrides… d’articles, certains parus aussi en papier,
des mots, des choix arbitraires pour tenter d’accéder à l’essentiel,
des passerelles… vers d’autres voyages, d’autres itinéraires, d’autres humains, chéris ou attentifs.


#envie d’échanger, de m’écrire…