esprit

#épigraphe de la semaine/
La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence, infiniment plus profonde. L’intelligence a des limites, la bêtise n’en a pas.
Claude Chabrol (Pensées, répliques et anecdotes)

& le dernier texte ici !

Toujours (ou bientôt) d’actualité :
_LES EXPOS…
#Le collectionneur Curt Glaser & La modernité déchirée au Kunstmuseum Basel jusqu’au 12 & 19.02.2023
#SurréAlice au MTU & au MAMCS (Strasbourg) jusqu’au 26.02.2023
#Anna Malagrida : L’Attente à La Filature, galerie (Mulhouse) jusqu’au 5.03.2023entrée libre
#Marcelle Cahn, En quête d’espace au MAMC+ (Saint-Étienne) jusqu’au 5.03.2023
#Fun Feminism au Kunstmuseum Basel | Gegenwart jusqu’au 19.03.2023
#Silvère Jarrosson « L’œuvre qui va suivre » au Unterlinden (Colmar) du 4 au 24.03.2023 • aussi danse…
#Fabienne Verdier : Le chant des étoiles au musée Unterlinden (Colmar) jusqu’au 27.03.2023
=> Dans l’œil du cosmos, dessins de F. Verdier au Saarlandmuseum–Moderne Galerie (D-Saarbruck) jusqu’au 26.02.2023
#Art Brut au musée Würth, Erstein jusqu’au 21.05.2023entrée libre
#Wayne Thiebaud à la Fondation Beyeler (Riehen) jusqu’au 21.05.2023
_LES SPECTACLES…
#Festival Vagamondes à La Filature, Mulhouse du 17 au 31.03.2023
#Des femmes qui nagent (Peyrade/Capliez) encore les 6 & 7.02 (Colmar), puis en tournée, 17 dates du 21.02 au 21.04.2023
#La nuit juste avant les forêts (Koltès/Cruciani) en tournée, 10 dates du 28.03 au 12.05.2023
#THR(O)UGH : 3e volet du portrait de Damien Jallet à La Filature (Mulhouse) les 16 & 17.05.2023
_LES LIVRES…
#Antigraffitisme (J.B. Barra, T. Engasser)

Et regroupées sur une page dédiée mes pastilles vidéos (4 à 9′)
=> en immersion dans le travail de quelques artistes (la dernière : Alain Clément, décembre 2022).


Auschwitz n’est pas tombé du ciel soudainement,
Auschwitz trottinait, marchait à petits pas, se rapprochait,
jusqu’à ce qu’il arrivât ce qui est arrivé ici.
Marian Turski, survivant d’Auschwitz

Un site… parmi tant d’autres.

Internet fonctionne ainsi. Par sédimentation.

Une page recouvre la précédente. Celle du jour fait oublier celle de la veille condamnée à l’oubli, car elle a le malheur d’être ancienne. Terriblement ancienne.
Chaque minute, des milliers de pages, des milliers d’occurrences nouvelles sont référencées par les moteurs de recherche. Un raz de marée qui ne reflue jamais. Absolument jamais.
Le vrai métier du net n’est pas la publication, mais le référencement. Vous créez, vous êtes archivé. Une frénétique gestion du quantitatif.
Nombre de photos, de like, de vues, de commentaires, de jours, etc.

Cette quantité condamne à l’insignifiance.

Référencement donc. Pas simple compilation, car il s’agit d’accrocher des bouées pour que le site se maintienne à la surface de cet océan et espère éclabousser quelques surfeurs.

Le net n’aime pas la profondeur.

Le virtuel est comme la lumière : rapide, éblouissant, fugace surtout.

Espace mouvant et pourtant tangible, ancré.
Nos sites, nos pages nous suivent d’une ville à l’autre, d’une femme (ou d’un homme) à l’autre, d’une activité à l’autre, d’une vie à l’autre. Elles remplacent la mémoire moribonde des monômes que nous sommes devenus et qui n’ont plus que les photons pour se socialiser.
Souvenirs lacunaires, traces digérées par le langage binaire qui condamne l’humain à n’être plus qu’une suite sérielle de 1 et de 0 enregistrée dans les fermes de données.

Un destin tristement arithmétique que ces pages tentent de conjurer par un peu de sens.

Un espace de fugacité durable ?

Luc Maechel


L’esprit se décline au pluriel. Dans cet espace, vous trouverez
des images… transcrites par les mots ou préméditées par le hasard,
des regards… sur d’autres images ou
des miroirs… de cinéma,
les εphεmεrides… d’articles parus aussi sur papier,
des mots, des choix arbitraires pour tenter d’accéder à l’essentiel,
des passerelles… vers d’autres voyages, d’autres itinéraires, d’autres humains, chéris ou attentifs.


#envie d’échanger, de m’écrire…