esprit

#épigraphe de la semaine/
Plus le carnaval des élections fait du tapage, moins nous sommes sûrs de la réalité de la démocratie.
Arundhati Roy (Capitalisme : une histoire de fantômes, 2014)

& le dernier texte ici !

Toujours d’actualité :
_LES EXPOS…
#Femmes de génie au Kunstmuseum Basel | Hauptbau jusqu’au 30.06.2024
#Made in Japan, Estampes d’Hiroshige, Kunisada & Hokusai au Kunstmuseum Basel | Neubau jusqu’au 21.07.2024
#Dance with Daemons à la Fondation Beyeler jusqu’au 11.08.2024
#Dan Flavin Dédicaces en lumière au Kunstmuseum Basel | Neubau jusqu’au 18.08.2024
#Frisbee ! au Musée Würth Erstein jusqu’au 15.09.2024 gratuit
#Couleur, Gloire et Beauté (peintures XVe & XVIe du Rhin supérieur) aux Unterlinden (Colmar) jusqu’au 23.09.2024
#When We See Us au Kunstmuseum Basel | Gegenwart jusqu’au 27.10.2024
_THÉÂTRE & MUSIQUE…
#L’araignée (C. Lagrange) : six dates jusqu’au 7.06.2024
#concerts sur le Ruckers aux Unterlinden en octobre, Christine Schornsheim le 4.10Jean-Luc Ho & Christophe Rousset le 6.10.2024
#On achève bien les chevaux : captation en replay sur France TV jusqu’au 9.01.2025
#abonnements aux saisons 2024-25 : Opéra national du Rhin
#derniers spectacles des saisons 2023-24 : La Filature (Mulhouse), Opéra national du Rhin, Comédie de Colmar, Espace 110 (Illzach)
_DES LIVRES…
#La guerre des mots (S. Derkaoui & N. Framont), réédition en poche

Et regroupées sur une page dédiée mes pastilles vidéos (4 à 9′)
=> en immersion dans le travail de quelques artistes (la dernière : sensations figuratives avec le sculpteur Robert Schad, avril 2023).


Auschwitz n’est pas tombé du ciel soudainement,
Auschwitz trottinait, marchait à petits pas, se rapprochait,
jusqu’à ce qu’il arrivât ce qui est arrivé ici.
Marian Turski, survivant d’Auschwitz

Un site… parmi tant d’autres.

Internet fonctionne ainsi. Par sédimentation.

Une page recouvre la précédente. Celle du jour fait oublier celle de la veille condamnée à l’oubli, car elle a le malheur d’être ancienne. Terriblement ancienne.
Chaque minute, des milliers de pages, des milliers d’occurrences nouvelles sont référencées par les moteurs de recherche. Un raz de marée qui ne reflue jamais. Absolument jamais.
Le vrai métier du net n’est pas la publication, mais le référencement. Vous créez, vous êtes archivé. Une frénétique gestion du quantitatif.
Nombre de photos, de like, de vues, de commentaires, de jours, etc.

Cette quantité condamne à l’insignifiance.

Référencement donc. Pas simple compilation, car il s’agit d’accrocher des bouées pour que le site se maintienne à la surface de cet océan et espère éclabousser quelques surfeurs.

Le net n’aime pas la profondeur.

Le virtuel est comme la lumière : rapide, éblouissant, fugace surtout.

Espace mouvant et pourtant tangible, ancré.
Nos sites, nos pages nous suivent d’une ville à l’autre, d’une femme (ou d’un homme) à l’autre, d’une activité à l’autre, d’une vie à l’autre. Elles remplacent la mémoire moribonde des monômes que nous sommes devenus et qui n’ont plus que les photons pour se socialiser.
Souvenirs lacunaires, traces digérées par le langage binaire qui condamne l’humain à n’être plus qu’une suite sérielle de 1 et de 0 enregistrée dans les fermes de données.

Un destin tristement arithmétique que ces pages tentent de conjurer par un peu de sens.

Un espace de fugacité durable ?

Luc Maechel


L’esprit se décline au pluriel. Dans cet espace, vous trouverez
des images… transcrites par les mots ou préméditées par le hasard,
des regards… sur d’autres images ou
des miroirs… de cinéma,
les εphεmεrides… d’articles, certains parus aussi en papier,
des mots, des choix arbitraires pour tenter d’accéder à l’essentiel,
des passerelles… vers d’autres voyages, d’autres itinéraires, d’autres humains, chéris ou attentifs.


#envie d’échanger, de m’écrire…