un regard et des choix – forcément subjectifs – sur l’offre culturelle 2026…
#LIVRES : L’imaginaire artistique d’un Musée Zoologique (P. Ardenne, D. Payot, G. Rœsz, L. Maechel), La mémoire des murs (F. Saur/L. Maechel)
#CINÉMA : Goliath, Germaine et moi (G. Morinière)
#EXPOSITIONS (en gras celles toujours en place) :
| Fondation Beyeler (Riehen/Bâle) : Yayoi Kusama
| Kunstmuseum Basel : Geister Ghosts Sur les traces du surnaturel / Cassidy Toner. Besides the Point
| Alain Clément, Paintings and monotypes (Galerie Catherine Putman, Paris), Michel Cornu, Dessins & gravures (galerie Radial, Strasbourg), réouverture du Musée Zoologique de Strasbourg, Un passé incontournable (Galerie Heitz, palais Rohan, Strasbourg), Sortie de réserves #1 (musée Unterlinden, Colmar), Robert Weaver / Tomi Ungerer. L’illustration en action (Musée Tomi Ungerer, Strasbourg)
#SPECTACLES VIVANTS :
All Over Nymphéas (Emmanuel Eggermont), Croire aux fauves (N. Martin/L. Werkmann), En regard (L. Lerus & S. Eyal/Ballet de l’OnR), Je suis la bête (E. Schwartz & A. Sibran/Bussang 2025), Makbeth (Shakespeare/Munstrum Théâtre), Jérémy Fisher (M. Rouabhi/T. Ress), Phèdre (Racine/A-L Liégeois), Le Château des Carpathes (J. Verne/E. Capliez)
@Quinzaine de la danse (La Filature,Mulhouse • Espace 110, Illzach • La Coupole, Saint-Louis)
@SAISONS 2025-26 : Opéra national du Rhin • La Filature (Mulhouse) • Espace 110 (Illzach) • Comédie de Colmar
@avant-papier sur présentation de presse et documents remis
Sur la page d’accueil, des informations actualisées sur les évènements encore accessibles.
εphεmεrides 2025 • 2024 • 2023 • 2022 • 2021 • 2020 • 2019 • 2018 • avant
Qui n’est pas assoiffé d’art est proche de sa dégénérescence.
Egon Schiele
intelligence collective (et pas artificielle)

@Quinzaine de la danse
8e édition du 6 au 21 mars 2026
#DANSE
9 spectacles du 6 au 21/03/2026
Espace 110 (Illzach), La Filature & CNC–Ballet de l’Opéra du Rhin (Mulhouse), Théâtre La Coupole (Saint-Louis)
À noter un PASS QUINZAINE : Le premier spectacle à plein tarif donne accès aux autres spectacles au tarif partenaires sur présentation du premier billet dans toutes les structures.
La 8e édition du Festival créé en 2017 par Thomas Ress, directeur de l’ESPACE 110 (Illzach), également portée par Benoît André (directeur de La Filature) et Bruno Bouché (directeur du CCN·Ballet de l’OnR), s’inscrit dans une logique de partage et de coaccueil avec en structure partenaire cette année le Théâtre La Coupole à Saint-Louis.
Le programme est relevé avec une ouverture remarquée vers le Québec (3 compagnies/chorégraphes accueillis) pour 9 spectacles et presque une trentaine d’évènements déclinant toutes les formes : grands et petits formats, créations et reprises, exposition, ateliers et rencontres.
En creux l’ombre de Pina Bausch, plus précisément de son dramaturge Raymund Hoghe (une collaboration sur quinze ans), plane avec l’invitation lancée à Emmanuel Eggermont (légataire de son œuvre).
En ouverture, neuf danseurs du Ballet de l’OnR reprendront son All Over Nymphéas* (6 & 7.03 à 20h) recréé pour neuf danseurs en novembre à la Comédie de Colmar à la demande de Bruno Bouché pour entrer au répertoire de la compagnie.
Lors de la deuxième semaine, il dansera en personne About Love and Death (17 & 18.03 à 20h), un solo qui a bouleversé tous ceux qui l’ont vu.
* également programmé au Maillon à Strasbourg les 10, 11 & 12.05
Cette chorégraphie est une des briques du Focus Rituels qui souhaite illustrer la puissance des rituels permettant aux humains de se connecter à la nature avec entre autres l’Amérique latine en source d’inspiration.
Como una baguala oscura (10.03 à 19h, ESPACE 110) explore les racines de la musique populaire et folklorique (spectacle en espagnol surtitré en français).
Sous les fleurs (11.03 à 20h & 12 & 13.03 à 19h), dont les photos de plateau dévoilent la beauté plastique, est né de la rencontre du chorégraphe Thomas Lebrun avec les Muxes, communauté d’un troisième genre reconnu dans certaines localités indigènes au Mexique.
ODE (13.03 à 20h30) est une procession pop-païenne de la Québécoise Catherine Gaudet.
À la Galerie de La Filature du 11.03 au 3.05, l’exposition de Clara Chichin, Sabatina Leccia et Delphine Gatinois complète la réflexion sur le passage des saisons et l’irrémédiable métamorphose des paysages.
quatre saisons en mouvement (10.03 à 20h30) est la proposition « classique » de l’édition 2026 : Michiel Vandevelde avec Sophia Dinkel en danseuse pivot mettra en chorégraphie l’ensemble BRYGGEN — Bruges Strings de Jolente De Maeyer·(violon & direction) jouant Vivaldi (partition de Max Richter).
Dix ans après, l’ESPACE 110 accueille à nouveau la Québécoise Hélène Blackburn avec Mikro (14.03 à 15h & 19h, dès 6 ans) sur des musiques de Bartok.
Avant GUEST / FLUX + ACTE 2 (20.03 à 19h, ESPACE 110) où se rencontreront l’univers du clubbing de la Strasbourgeoise Noémie Cordier et le popping de la Montréalaise Elie-Anne Ross. Prolongeant le spectacle, ACTE 2 est une des propositions participatives de la programmation.
Tout comme la Soirée Sunset avec un Drag Show hosté par Ana Dolly et un DJ Set avec le collectif Zam Zam le 13.03 pour une soirée festive de 18h à minuit sur la mezzanine.
Des ateliers destinés à toutes les tranches d’âge (certains sont gratuits) sont proposés notamment le samedi 21.03 : house dance (10h30 à l’ESPACE 110) ou dans le cadre de « Samedi, ça vous dit ? » à La Filature tout au long de la journée : yoga, danse parents-enfants, hip-hop, tango, capoeira….
En clôture, un éloge de la lenteur et de la douceur dans ce monde de plus en plus tonitruant : Imminentes de Jann Gallois avec six danseurs au Théâtre La Coupole (21.03 à 20 heures, départ bus de La Filature à 18h30) en co-accueil.
N.B. : quand le lieu n’est pas mentionné dans l’article, le spectacle se déroule à La Filature.
L’offre complète est visible dans la plaquette de la Quinzaine et sur les sites Internet des structures.
fulgurance du geste
Deux artistes, habitués jusqu’en 2023 des résidences de gravure aux Éditions Bucciali à Colmar, entament l’année 2026 par des expositions personnelles
Michel Cornu à Strasbourg dès le 24 janvier & Alain Clément à Paris à partir du 31.
Alain Clément, Paintings and monotypes
#EXPOSITION
Paris, Galerie Catherine Putman du 31 janvier au 28 mars 2026
14–19h du mardi au samedi & sur rdv • entrée libre
Je commence toujours par un geste qui engage tout le corps dans un mouvement continu. (…) Ce geste simple et direct ne suffit jamais. C’est une intention première à partir de laquelle je développe lentement des formes, en modifiant les contours pour créer une relation expressive (…), une sorte de danse où la forme et le contenu sont liés pour révéler la totalité du vide et du plein.
Alain Clément
En 2025, Alain Clément a créé une nouvelle série de monotypes sur plaque de zinc. Avec la liberté, l’inventivité, la générosité de ses gestes, il applique, essuie des courbes, des spirales sur le métal avant de poser des formes découpées et encrées au préalable, une technique expérimentée à Colmar (cf. vidéo ci-dessus et son interview de 2022). Vibration enlevée du trait de pinceau, trouble frémissant suscité par le passage du chiffon et aplats nets en pétulante résonance d’une pièce à l’autre – les mêmes gabarits sont réutilisés, repositionnés – ouvrent une trajectoire chorégraphique vers de récentes peintures à l’huile sur toile.
Quelques toiles plus anciennes complètent l’accrochage.
Michel Cornu, Dessins & gravures
#EXPOSITION
Strasbourg, Galerie Radial Art Contemporain du 24.01 au 21.02.2026
14–18h du mercredi au samedi & sur rdv • entrée libre
Pour son nouvel accrochage l’artiste colmarien Michel Cornu propose quelques gravures : des grands formats imprimés à La Métairie Bruyère près d’Auxerre en mai 2025. Si lors de cette résidence, il a sélectionné des papiers japon légers (18 g/m2) et texturés – les fibres étant visibles en transparence –, il a aussi privilégié la couleur – des rouges, des bleus, des verts –, tout en préservant une forme de monochromie. Un ami l’a accompagné et filmé au travail avec son smartphone.
Mais l’essentiel de sa proposition, ce sont ses derniers dessins – des petits formats – où il explore la polychromie tout en préservant le foisonnement expressif de ses vibrantes abstractions.
Une évolution dans son travail qui creusait plus volontiers la lumineuse densité des noirs et que la galerie Murmure avait exposé en automne 2023.
